IN MEMORIAM

Deuil parmi les Serbes de Paris
La mort subite du père Jovan Georgievski à l’âge de 45 ans, le 30 septembre dernier, a endeuillé non seulement la paroisse Saint Sava dans le 18e arrondissement de Paris où il officiait depuis 1995, mais tout le diocèse de l’Eglise orthodoxe serbe auquel il appartenait et qui comprend, outre la France, le Bénélux et l’Espagne. Né à Skopje en Macédoine au sein d’une famille serbe, il avait étudié à Belgrade la philosophie et entrepris des études de théologie qu’il allait poursuivre et achever à Paris à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Ces années studieuses ont été les prolégomènes à sa vocation de toujours : la prêtrise. Il a été ordonné diacre, en 1993, à Tivat au Monténégro, et prêtre, deux ans plus tard, à Paris par Mgr Amfilohije, l’actuel Métropolite du Monténégro, qui a présidé, le 10 octobre, avec Mgr Luka, à ses funérailles et à son inhumation au cimetière de Thiais, en présence d’une foule nombreuse et émue. Le père Jovan était apprécié et aimé par tous ceux qui le rencontraient. Il était chaleureux et ouvert, disponible et attentif. Grand connaisseur de l’orthodoxie, il s’est beaucoup dépensé pour répandre et approfondir cet enseignement, notamment dans la jeunesse où il était devenu très tôt fort populaire. Il était aussi un intellectuel, un esprit curieux de tout, et un supporter de Balkans-Infos qu’il lisait régulièrement. Chez un éditeur de Serbie, il dirigeait une collection consacrée à l’Europe chrétienne, la seule Europe ayant pour lui un sens.

Comme tous les prêtres orthodoxes, le père Jovan était marié. Et de son union il avait eu trois enfants, âgés entre 8 et 13 ans. Pour leur fournir un soutien, le diocèse a ouvert un compte spécial, intitulé
« Aide aux enfants Georgievski »,
à la Banque Société Générale,
50, Bd. Ornano, 75018 Paris.
Dont voici les coordonnées :
Code banque 30003 ; guichet 03243 ; compte 00053110271 ; clé RIB 27.

La mort du père Jovan nous incite à évoquer quelques grands noms de la diaspora serbe qui se sont éteints cette année au terme d’une longue vie. Il y a, d’abord, l’ancien avocat Vlastimir Stojanovic, né en 1912. Un homme sage et bon, patriote et démocrate en un temps où il n’était pas bon l’être. « Vlasta », comme tout le monde l’appelait, avait été la victime successive des Nazis et des communistes. Les premiers l’avaient arrêté puis déporté à Buchenwald ; les seconds, à son retour de captivité, l’avaient contraint à émigrer clandestinement s’il tenait à sa liberté d’expression. Il avait gagné la France qu’il connaissait bien et aimait. C’est le père Jovan qui l’a enterré dans le même cimetière où il repose maintenant à son tour.

Il y a ensuite notre ami Milan Bodi, né en 1916 à Salonique et ancien attaché de presse de la Légation royale de Yougoslavie en Suisse de 1940 à 1945. Dans la décomposition de la Yougoslavie des années 90, il avait affronté le malheur à Genève où il vivait, en cherchant à éclairer l’opinion helvétique sur les réalités complexes de son pays. Dans ce but, il avait mis au point une revue de la presse qu’il distribuait régulièrement et qui était intitulée « Voix de la Yougo-Diaspora. Il avait aussi manifesté sa sympathie à Balkans-Infos dès sa naissance. Nous avons publié le dernier article qu’il avait réussi à placer dans un journal suisse en mars dernier. Vient, enfin, Radomir Petrovic, né en 1917 en Serbie orientale, où, durant la seconde guerre mondiale, il s’était illustré dans les rangs du mouvement de résistance du général Mihailovitch. Tout le monde l’appelait Kent, qui était son surnom au temps des combats armés. Il était à Genève, depuis près de six décennies, une figure incontournable de l’émigration serbe.
A tous – comme disent les orthodoxes – Mémoire éternelle !

Kosta Christitch
Texte paru dans Balkans-Infos No 115, novembre 2006.


Orthodoxie.com,
Rappel à Dieu du père Jovan Georgievski

Pjovan_1 Le père Jovan Georgievski du Diocèse serbe de France et d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe serbe est décédé samedi 30 septembre dans la soirée des suites d’une foudroyante attaque cardiaque.
Né en 1961 à Skopje (ex-République yougoslave de Macédoine), il a étudié la philosophie à Belgrade et a poursuivi ses études à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris et à l’Ecole Pratiques des Hautes Etudes où il a obtenu un DEA pour un travail sur saint Grégoire Palamas. Ordonné prêtre en 1996, il desservait la cathédrale Saint-Sava, rue Simplon à Paris. Il s’est beaucoup investi et donné dans son travail pastoral pour répondre aux besoins énormes de la communauté orthodoxe serbe, mais aussi pour les fidèles francophones. Il était apprécié et aimé pour son dévouement, sa disponibilité, son sens de l’accueil et du dialogue. Marié, il était père de trois enfants.

L’équipe d’Orthodoxie.com, qui l’a connu et aussi apprécié, présente ses sincères condoléances à sa famille. La date de l’office des funérailles n’est pas encore fixée.

Mémoire éternelle !


http://www.orthodoxie.com/2006/10/les_obsques_du_.html

Les obsèques du père Jovan Georgievski

Otec_jovan Les obsèques du père Jovan Georgievski, décédé samedi 30 septembre dans la soirée, seront célébrées le mardi 10 octobre à partir de 10h à la cathédrale Saint-Sava, rue Simplon à Paris (18e) suivies de l’inhumation au cimetière parisien de Thiais vers 15h. Le métropolite Amphiloque (Radovitch) ainsi que Mgr Athanase (Jevtich) devraient assister aux obsèques.



http://j.malliarakis.free.fr/actualite.html

Mardi 10 octobre
Funérailles du Père Jovan à Saint-Sava

Samedi 29 septembre 2006 le serviteur de Dieu Père Jovan Georgievski s’est présenté devant le Seigneur.
Le père Jovan (Jovance) était né le 31 janvier 1961 à Skoplje. Il était prêtre de la paroisse Saint-Sava de Paris depuis 10 ans. Il laisse derrière lui son épouse, Emilija et trois enfants : Anastasia, Hristina et Dimitrije.
À 10 heures en l’église Saint Sava de Paris, puis l’enterrement aura lieu dans la parcelle serbe du cimetière parisien de Thiais vers 15 heures
Aux côtés de l’évêque d’Europe Occidentale Luka seront présents le métropolite Amfilohije ainsi que l’évêque Atanasije.
D’ici la, vous pouvez vous recueillir chaque jour de 8 heures à 18 heures au Funérarium des Batignolles 10 rue Pierre Rebière 75017 Paris Métro : Porte de Clichy Tel. 01 42 28 46 02 un fond de solidarité « Aide aux enfants Georgievski » a été créé. Il a pour but de contribuer financièrement à l’éducation de ses trois enfants, Anastasija, Hristina et Dimitrije. Pour ce faire, un compte bancaire spécial a été ouvert, de façon à permettre à tous ceux qui le désirent de participer généreusement. Ainsi, plutôt que d’acheter des fleurs, la paroisse Saint-Sava préconise donc de contribuer à ce fond. Pour de plus amples renseignements, merci de bien vouloir contacter Prota Nikola Skrbic ou M. Djuro Cetkovic, trésorier de la paroisse



http://iglesiaortodoxa.es/es/index.html


Govor Mitropolita Crnogorsko-Primorskoga Amfilohija nad odrom Oca Jovana Georgievskog u crkvi Svetoga Save u Parizu 10.10.2006

U imje Oca i Sina i Svetoga Duha Amin

Covjek je kao trava, dani su njegovi kao cvet poljski. Istina Bozija je istina vavjek. Evo draga braco i sestre, nas Otac Jovan, on je najbbolji svedok tih reci proroka bozijieg. Evo njegov kratko zemaljski zivot, je uvenuo kao sto vene cvet poljski, i kao sto nestaje trava na zemlji. On je ocevidan svedok nase ljudske prolaznosti, prolaznosti ljudskoga zivota i ako bi se ljudski zivot zavrsavao ovim casom kojim se zavrsio zemni zivot nasega oca Jovana, onda je u pravu drevni prorok da je proklet dan u kojemu se covek rodio.

Medjutim istina o nama, istina o nasem milom i dragom bratu i ocu Jovanu nije samo u ovim recima svetoga proroka. To svedoce ove druge reci svetoga proroka da istina bozija ostaje vavijek, a ta istina bozija glasi da je covek rodjen na zemli ali da nije rodjen za smrt nego za besmrtnost. Rijec je Hristova : “Ja sam hljeb zivota koji silazi sa neba i svaki koji jede od ovoga hleba zivece i nece umreti”.

Nas otac Jovan u onima teskim vremenima, velike duhovne pustinje u nasem narodu u prestolnom gradu Beogradu, on se probudio za tu istinu, vecnu i neprolaznu istinu o coveku. Proucavao je mudrosti filozofije ovoga zivota, njegovo srce i njegov um ostali su gladni posle te nauke.
I zajedno sa jednom grupom svojih kolega studenata, on je zavapio za tim hljebom zivota, javila se u njemu zedj i glad za vecnim i neprolaznim smislom ljudskoga zivota.

Duhovno se probudio i on i mnogi mladi ljudi zajedno sa njim, i plod toga njegovog duhovnog budjenja bio je njegova vera u zivoga Hrista, kojoj je posvetio sav ostatak svoga zemnoga zivota.
Njegova zedj za Hristom je bila duboka, tako da je na kraju evo, svoj zemlji zivot zavrsio ne samo kao hriscanin nego kao sluga Boga visnjega, kao svestenik Bozijega oltara.

Otac Jovan nije postao svestenik da bi prosto zaradjivao svoj zemaljski hleb, da bi bio zanatlija u obicnom smislu rijeci. Ljubav prema Gospodu, ljubav prema Crkvi Hristovoj, ljubav prema bliznjima je ono sto je krasilo njegov zivot do poslednjeg njegovog izdisaja.

Prinosio je kao svestenik, svestene darove Bogu na dar, ali je isto tako prinosio i samog sebe i bliznje svoje na dar Hristu Bogu.

Dolazeci ovde da ispratimo nasega brata i oca Jovana cuh jednu divnu rec od naseg prevodioca gospodina Mihajlovica o Svetom Nektariju Eginskom, jedim od svremenih svetitelja crkve Hristove. Videli su ga u hramu bozijem u oltaru kako je klekao na koljena i zagrlio noge raspetoga Hrista pitajuci ga “zasto Gospode citavoga zivota stradanje koje si popustio na mene”. I cuje glas Sveti Nektarije a cula je i monahinja koja je nevidljivo bila prisutna u crkvi glas i recji Hristove : “ A zasto su mene raspeli nevinoga na krst i na stradanje”
Secamo se tih reci Svetog Nektarija i odgovora Hristovog upravo u ovom trenutku kada ispracamo mladog i za nase ljudsko shvatanje prije vremena, ispracamo oca Jovana i pitamo se: zasto gospode tako prerano uze ga i ubra ga kao cvijet sa ove zemlje. I nevidljivo cujemo isti odgovor gospodnji, koji je cuo i sveti Nektarije.

Ocevidno preranom smrcu nas otac Jovan ucestvuje u tajni Hristovog raspeca i stradanja.

Propovjedao je svojim zivotom i svojom bjesedom i svojim sluzenjem Hrista razapetoga i vaskrsloga do poslednjega svoga daha.

Tako je i njegovo pokojenje sastavni dio njegove propovjedi sa raspetim Hristom opokojava se u nadi da ce zajedno sa njm vaskrsnuti u vjecnom carstvu nebeskome.

Tako je i njegovo upokojenje kao sto je i njegov zivot, svedocanstvo i potvrda njegove vjere u Hrista raspetoga i vaskrsnoga.

Tako on svojim upokojenjem kao i svojim zivotom i svojom propovedju i nama potvrdjuje i svedoci da je nas zivot na prvom mestu zivot njegove porodice njegove supruge njegove dece treba da bude i da ostane u znaku Hrista raspetoga ali i u nadi na njegovo vaskrsenje i na sveopste vaskrsenje mrtvih.

Pomolimo se zato Gospodu da kada nas otac Jovan izadje pred lice Hristovo, da cuje one blage i blagoslovene recji: “Dobri i verni slugo u malome si mi bio vjeran nad mnogima cu te postaviti, udji u radost Gospoda svoga”.

Bog da mu dusu prosti, podari carstvo nebesko.

Amin



Govor Djure Cetkovica na grobu oca Jovana - Thais 10.10.2006

U ime Oca i Sina i svetoga duha – Amin
Preosvesteni, Casni Oci, Braco i Sestre,

Oce Jovane obracam ti se u ime svih nas a posebno u ime sve tvoje duhovne dece - nas koje si krsto, nas koje si vencavao, decu nasu koju si krstio, nas koji smo dolazili na casove veronauke, svakoga cetvrtka u 19h da slusamo, da pitamo, da naucimo, da razumemo.

Strasna je stvar smrt duhovnog oca, brata i prijatelja. Strasna je smrt nepravedna i slabo shvatljiva za nas gresnike a ti si oce uvek bio tu, razapet medju svima nama, uvek spreman da razumes da posavetujes da pomognes. Koliko te je nas ovde prisutnih vuklo za rukav, zvalo na telefon u bilo koje doba dana ili noci da potrazi odgovor za sva ovozmaljska pitanja, a ti si uvek imao dobar odgovor i uvek si bio i psiholog i filozof i svestenik i duhovnik

Tri dana sam plakao u neverici i nisam mogao da verujem pa sam tri dana proklinjao sudbinu i boga prizivao – zasto on boze! Pa sam se onda svadjao sa tobom oce, zasto nisi slusao Miroslava nasega boksera i poetu koji te je stalno terao da idete na trcanje, na bazen a onda sam se polako setio onoga sto si nas ti na casovima veronauke ucio i stalno ponavljao na propovedima u crkvi.

Ti si nas ucio da smo Hriscani Pravoslavne vere !
Da imamo veru, nadu i ljubav !

Ti si nas ucio Oce kako hodamo mi Pravoslavci ?
Uspravno, lako noseci na sebi svoj krst, hodamo uspravno!!! i nosimo uspravno ne samo svoj krst vec i krst nasega bliznjega «i ko ponese krst bliznjeg ispunio je zakon hristov».

Ti si nas ucio Oce Jovane da pazimo na sebe pa necemo osudjivati druge, jer u nama samima je mnogo toga zbog cega osudjujemo druge.

Ucio si nas kako se ulazi nedeljom u crkvu. Sa strahom i radoscu obuceni u najlepse odece. Ne ulazi se u crkvu u farmerkama i staroj odeci !!! i ne kasni se na liturgiju !!! I neprica se u crkvi dok traje liturgija !!! i neseta se po crkvi, jer nije crkva prolaz da bi se zapalile svece, nego je crkva hram boziji, «Nebo na zemlji», mesto na kome kroz ucestvovanje u svetoj liturgiji mi ulazimo u zajednicu sa “vekom koji dolazi” sa sa Carstvom Bozijim. I zato se u hram ulazi sa ljubavlju, strahom, postovanjem i radoscu da se molimo da na strasnom Hristovom sudu dobar odgovor damo !!! Zato smo pravoslavci jer smo spemni u svakom casu da se pred gospodom predstavimo uspravno kao ljudi uspravno kao krst gospoda nasega.
Ucio si nas Oce Jovane da je Ljudska dusa besmrtna jer je bogolika, jer je sazdana po odlicju besmrtnoga boga . Jer dobivsi duh od Boga, svaki je covek besmrtan Dusom i kao besmrtan, duh se po smrti tela covekovog vraca Bogu koji ga je dao.

Govorio si nam da nema vaskrsa bez smrti i pokajanja, zato se pravoslavci raduju smrti i smerno sa ljubavlju bogu pristupaju i po tome smo razliciti od ostalog sveta- po pokajanju i vaskrsenju !!!

Ucio si nas Oce Jovane da je cela nasa pravoslavna vera iskazana u dve reci : “Hristos Voskrese” I radosni otpozdrav na taj Uskršnji pozdrav: “Vaistinu Voskrese” U tim recima je sva vera naša i sva vecna i neuništiva nada naša na besmrtni život u vaskrslom Bogocoveku.

Uredjivao si Oce Jovane Strip biblioteku Svetitelja koja pokušava da kroz popularnu formu stripa, istovremeno cuvajuci tradicionalni likovni fresko izraz, isprica pricu o onima koji i nama i našoj deci mogu poslužiti kao uzor.
Bio si Oce Jovane urednik nekoliko biblioteka i izmedju ostalog i Biblioteke Hrišcanska Evropa koja objavljuje dela evropske književnosti koja na neki svoj nacin svedoce Hrista i Hrišcanstvo, i na taj nacin nastoji da, u vreme kada se vode rasprave o evropskom identitetu, pokaže u kojoj meri je Hrišcanstvo zapravo utkano u Evropu.
Pravio si mostove izmedju nas i drugih Hriscana, pravio si mostove izmadju nas i drugih vera, pravio si mostove izmadju nas i zapadne kulture.
Govorio si nam da smo okruzeni i prozeti zpadnom kulturom i da nesmemo kapitulirati i pasti u neko «kulturno ropstvo» ali isto tako da se nesmemo zatvoriti i praviti vestacka ostrva «wikend pravosljavlja» ni tvrdjave «super pravoslavlja» izgubljene u moru zapadne kulture modernog zivota stresa i jurnjave.
Pricao si da se nesmemo bojati zapadne kulture vec stvarati nasu pravoslavnu kulturu jacati je sa nama i nasom decom koja se u Crkvi radjaju i odrastaju i koja ce sutra postati pravoslavni lekari, naucnici, piloti, informaticari, sportisti koji ce svuda sa smirenoscu celomudrenoscu i ljubavi nositi pravoslavlje u Francuskoj, evropi i sire i dalje, i da moramo ponuditi zapadu alternativu, drugaciji put. Trebamo posvedociti da izlaz iz lavirinta savremene civilizacije postoji i da u sredistu sveta nije Minotaur – Bog smrti vec Hristos tvorac i obnovitelj vecnog zivota.
Ucio si nas da za nas hriscane pravoslavne vere najvaznije su stvari da se rodimo, da se krstimo i da cekamo «Carstvo Nebesko» a Carstvo Nebesko se na zemlji sada i ovde dobiva.
Ucio si nas Oce Sta je duhovnost ? da Duhovnost nije nista drugo nego odgovornost !!!
Ucio si nas Oce Sta je ljubav ? da Ljubav nije nista drugo nego odgovornost !!!

Rekao si nam da nista ne dugujemo jedni drugima! Samo dugujemo ljubav – da ljubimo jedne druge!!!

Tako si govorio Oce Jovane na casovima veronauke, tako si govorio oce u crkv i drzao propovedi.

Tako si odgovorno i sa ljubavlju shvatao svoju svetu misionarsku duznost . Tako si nam ostavio u amanet da to sveto tvoje delovanje i nastavimo, da budemo ljudi pred bogom, da budemo odgovorni za nasu majku Crkvu, da cuvamo nasu Eparhiju Zapadnoevropsku i nasega Vladiku Luku, da budemo odgovorni i da cuvamo Parohiju nasu Sveti Sava i nase Svestenosluzitelje Protu Nikolu i Oca Slavisu, da budemo odgovorni za Parohiju nasu Sveti Sava za koju si se ti borio do poslednjeg daha.

Tako si nam ostavio u amanet da se sa ljubavlju i odgovornoscu brinemo i cuvamo tvoju porodicu. Tvoju suprugu Popadiju Emiliju i tvoju decu Anastasiju, Hristinu i Dimitrija.

Hvala ti Oce Jovo sto si Gospodnji bio i sto si nas sve gospodu privodio.

Velika je i shvatljiva tuga svih nas zbog toga sto te nema vise medju zivima na zemlji i nije sramota pustiti suzu za oca, supruga, za sina i brata.

Ali zivi i istiniti Bog krepi sve nas koji tugujemo za tobom i preko svih svetih nam pokazuje da se covek ne zavrsava u dva metra groba, da ovo nije kraj, da cemo se sresti gore i da ces nam kao i uvek pruziti ruku.

Neka ti je vecna slava i hvala oce Jovane.

Neka ti je carstvo nebesko sirom otvoreno i majcica zemlja laka i dusa prosta.
Neka te gospod nastani tamo gde nema ni bola ni zalosti ni uzdisanja, no gde je zivot vecni.
«Jer si ti gospode Vaskrsenje i zivot i pokoj usnulog sluge svoga novoprestavljenog oca nasega Jovana».

HRISTOS VOSKRESE - VOISTINU VOSKRESE


Discours de Valerie Cetkovic sur la tombe de père Jovan Paris 10.10.2006

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen,

Monseigneur , les pères, les frères et les sueurs

Cher Père Jovan, je m’adresse à vous au nom de nous tous ici présents, mais surtout en notre nom, nous qui sommes vos enfants spirituels, nous que vous avez éduqué dans le Seigneur, que vous avez baptisé, que vous avez marié, dont vous avez - et dont vous alliez- baptiser les enfants, nous qui composions votre auditoire fidèle au cours de catéchisme, chaque jeudi soir à 19h, qui vous écoutions raconter, expliquer, enseigner les Ecritures, inlassablement et passionnément.

Il n’y a pas de mot assez fort pour décrire l’étendue de notre consternation, de notre douleur, de notre peine devant votre disparition, vous qui étiez pour nous un père, un frère, un parrain, un professeur et le meilleur des amis. Le premier sentiment que l’on éprouve est celui de révolte devant une telle injustice : pourquoi lui mon Dieu ? Vous, Père Jovan qui étiez l’incarnation même de la bonté, de la pureté de cœur, vous qui étiez toujours présent, disponible, à l’écoute, prêtant une oreille toujours attentive à nos malheurs, douloureuses épreuves existentielles ou petites contrariétés mesquines dont nous nous délestions sur vous jour après jour. Et vous, plein d’abnégation, oublieux de votre propre fatigue, de vos propres soucis, de votre santé, de votre propre vie privée, vous accordiez à chacun, votre écoute, vos conseils, votre aide ; pour tous, à toute heure du jour et de la nuit, vous aviez toujours les mots pour rassurer, apaiser, conseiller. Vous étiez notre psychologue, notre philosophe, notre prêtre, notre guide, notre père spirituel.

L’annonce de votre disparition nous laisse sans voix ; d’abord incrédules devant ce qui nous apparaît comme une chose inconcevable, inqualifiable, nous ne cessons de pleurer et – littéralement – errons tels des âmes en peine. Puis, c’est la colère qui s’empare de nous : colère contre ce destin funeste qui nous ravit le meilleur d’entre nous, puis - avouons-le - colère contre vous: pourquoi ne vous êtes-vous pas ménagé, n’avez-vous pas pris soin de vous, de votre santé, pourquoi ne vous êtes-vous pas laissé un peu de temps libre, un peu de temps pour vous, pour faire du sport (comme vous le recommandais si souvent et avec tant de virulence Miroslav, votre ami fidèle), vous détendre, profiter de la vie ici-bas ?

Puis nous nous souvenons de votre enseignement, de ces phrases que vous ne cessiez de nous répéter et qu’il nous faut à présent plus que jamais comprendre, nous approprier et garder à l’esprit:
Vous nous avez enseigné que nous sommes Chrétiens Orthodoxes, que nous avons la foi en la vie éternelle, que c’est pourquoi notre cœur est empli d’ amour mais aussi d’espoir ; c’est pourquoi votre perte est une épreuve qu’il nous faut accepter et surmonter afin d’être dignes de vous , de tout ce que vous nous avez enseigné, de tout ce que vous nous as apporté.
C’est vous qui nous avez appris comment nous tenir et comment marcher : droits, tête haute, chacun portant non seulement sa propre croix mais aussi celle de notre prochain afin d’accomplir la parole du Christ.
C’est vous qui nous avez enseigné la parole du Christ, qui nous dit de ne pas juger ni condamner notre prochain, car qui sommes-nous pour prétendre être meilleur que lui ?
Vous nous avez aussi appris à venir chaque dimanche à l’église écouter avec respect et participer à la sainte liturgie, dignement vêtus de nos plus beaux atours afin d’honorer le temple du Seigneur où nous entrons en communions avec le Royaume de Dieu dans ‘le siècle à venir’. C’est le cœur empli d’amour, de crainte révérencielle que nous prions le Christ pour que, au moment du Jugement Dernier, nous sachions répondre correctement. C’est pourquoi nous sommes Orthodoxes, parce que nous savons qu’à n’importe quel moment, nous pouvons être amenés à nous présenter devant notre Créateur et qu’il s’agira alors de nous montrer dignes de notre Seigneur Jésus Christ.
C’est vous, Père Jovan, qui nous avez enseigné que l’âme est éternelle car à l’image de Dieu. Chaque homme, ayant reçu le souffle divin, porte en lui l’âme, cette parcelle d’éternité qui, lorsque meurt le corps, retourne à Dieu. Vous nous avez appris qu’il n’est point de résurrection sans mort ni repentir ; et c’est en cette foi que nous différons des autres.
En effet, vous nous avez appris que toute notre foi orthodoxe peut se résumer en ces mots que nous prononçons à Pâques: ‘Christ est ressuscité !’ ‘En vérité il est ressuscité !’ Ces mots recèlent toute notre foi et notre espérance en la Vie Eternelle.

Cher Père Jovan, à maintes occasions vous avez fait œuvre de missionnaire : vous avez notamment édité une bande dessinée qui par sa forme populaire réussit l’exploit de rendre l’histoire de la vie des saints accessible à tous, adultes comme enfants, tout en conservant l’imagerie des fresques traditionnelles. Vous collaboriez avec un certain nombre de maisons d’édition, parmi lesquelles ‘La Bibliothèque Chrétienne d’Europe’ qui publie des œuvres de la littérature européenne illustrant la vie du Christ ainsi que le christianisme, démontrant ainsi, au moment où l’on débat tellement de l’identité européenne, les liens étroits qu’entretient le christianisme avec l’Europe.
Vous-même n’aviez de cesse de créer des liens, d’être un lien entre tous les fidèles orthodoxes, entre les orthodoxes et les autres croyants. Vous vouliez que nous trouvions notre juste place au sein de cette culture occidentale dont, bon gré mal gré, nous faisons partie. Il importe de ne pas nous laisser engloutir dans une sous-culture aliénante toute entière tournée vers un consumérisme de masse effréné ; mais il ne s’agit pas pour autant de nous retrancher frileusement dans notre tour d’ivoire orthodoxe, utopie stérile et artificielle qui ne servirait qu’à nous ghettoïser. Vous croyiez en la force de notre identité orthodoxe ; vous nous avez appris à la renforcer, à l’affirmer haut et fort mais dans le respect des autres fois, respect que vous pratiquiez au quotidien grâce à vos contacts amicaux avec les représentants des autres religions. Dans ce monde occidental en quête de lui-même, dont les valeurs vacillent et se lézardent, vous vouliez proposer une alternative orthodoxe, la vraie voix, simple, digne, qui se développerait dans l’amour et le respect de son prochain, prélude indispensable à l’amour et au respect de Dieu.
Vous nous avez fait prendre conscience des fondements mêmes de notre vie en tant que Chrétiens orthodoxes : nous naissons, nous sommes baptisés et sommes promis au Royaume Céleste, qui se gagne sur terre, ici et maintenant.
Vous nous avez enseigné l’essence même de la spiritualité et de l’amour: la responsabilité. Nous tous avons une responsabilité ici-bas, responsabilité envers nous mêmes comme envers notre prochain, qui est de faire le bien autour de nous, d’aimer et d’écouter nos proches, nos femmes, nos maris, nos enfants, notre famille, nos amis. C’est ainsi que vous viviez, c’est l’exemple que vous nous donniez, et qu’il nous faut à présent suivre et dont nous devons nous montrer dignes. C’est à nous tous, Chrétiens orthodoxes qu’il incombe à présent de poursuivre votre œuvre de défense et de renforcement de notre foi dans l’amour et le respect de notre prochain.

Nous vous sommes infiniment redevables, cher Père Jovan car c’est grâce à vous, à vos paroles, à vos actes, que nous sommes devenus ce que nous sommes. C’est vous qui, avec patience et amour, nous avez guidé vers le Seigneur. Nous souffrons de ne plus vous avoir parmi nous, notre tristesse est incommensurable, mais nous savons, grâce à votre enseignement, que vous serez toujours à nos côtés, à jamais présent dans notre cœur.
Merci cher Père Jovan pour tout ce que vous nous avez appris, pour tout ce que vous nous avez donné, pour tout ce que vous étiez.
Nous ne vous oublierons jamais
Gloire à vous Père Jovan pour toujours, que les portes du Royaume de Dieu vous soient grandes ouvertes ; que le Seigneur vous accueille en Son Sein, et que vous reposiez dans la paix et l’amour éternel.
Amen

 

 
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